30 juin. Grand soleil. Un logo digne de Totoro. Asafumi Yamashita nous accueille dans sa ferme perdue dans les champs de l’Ouest Parisien. Le maître cultive ses légumes pour les grandes tables Parisiennes au gré de ses humeurs et vous accueille le week-end, dans la grande pièce de leur ancien pavillon de chasse de Chapet. Voilà pour la partie théorique. J’ai pu lire que la ferme était dure à trouver mais nous y sommes arrivés directement avec le GPS. Monsieur Yamashita nous a ensuite accueilli, sourire aux lèvres, pour nous montrer son fameux potager mais aussi ses poules. Plusieurs serres se dévoilent devant nos yeux avec du maïs, des carottes rouges de Kyoto, des haricots, des navets, des potirons… Et les fameux melons dont la récolte a augmenté : elle passera de quatre à six par an, nous raconte notre hôte amusé ! Ensuite, nous rentrons dans l’ancien pavillon de chasse pour déguster dix plats concoctés par sa femme : dans de magnifiques céramiques, nous avons vu défiler des gésiers de poulet au gingembre, une espèce de purée au tofu et aux carottes, du wasabina au katsuboshi et au wakamame, du daikon à la sauce miso, du navet avec une pointe d’anchois, du poisson meringué au bouillon, du poulet croustillant au navet, une deuxième sorte de navet en salade, des udon au tempura d’oignons et de crevette et du mochi à l’abricot. Il y avait aussi un panel de quatre vins sélectionnés par le sommelier de l’Astrance. Malheureusement, il a fallu quitter cet havre de paix en gardant comme souvenir un accueil chaleureux, des images plein la tête et des "légumes déjà cuisinés" par le plus fameux potager de France.

Daikon au miso